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Coupe du monde 2026 : quels joueurs de l’OL peuvent encore rêver du titre mondial ?

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Le Mondial 2026 entre dans sa phase la plus féroce, celle où les valises se préparent parfois en trente secondes et où un penalty à la 120e peut transformer une belle aventure en traumatisme national. Pour les supporters de l’OL, cette Coupe du monde a un goût particulier : plusieurs joueurs passés par Lyon, ou encore sous contrat avec le club, ont porté les couleurs de leur sélection en Amérique du Nord.

Mais au 4 juillet 2026, tous ne peuvent plus rêver de la victoire finale. Certains sont déjà rentrés à la maison. D’autres sont encore dans le grand tableau, à quelques matches d’un possible sacre mondial. Et côté lyonnais, deux noms restent particulièrement à surveiller : Nicolás Tagliafico avec l’Argentine et Matt Turner avec les États-Unis. Reuters liste notamment Tagliafico dans le groupe argentin, Matt Turner dans celui des États-Unis, Moussa Niakhaté avec le Sénégal, Pavel Šulc avec la Tchéquie, Ernest Nuamah avec le Ghana et Duje Ćaleta-Car avec la Croatie.

Les joueurs de l’OL concernés par le Mondial 2026

JoueurSélectionSituation au 4 juillet 2026Peut encore gagner ?
Nicolás TagliaficoArgentineQualifié pour les huitièmesOui
Matt TurnerÉtats-UnisQualifié pour les huitièmesOui
Moussa NiakhatéSénégalÉliminé par la BelgiqueNon
Ernest NuamahGhanaÉliminé par la ColombieNon
Duje Ćaleta-CarCroatieÉliminé par le PortugalNon
Pavel ŠulcTchéquieÉliminé dès la phase de groupesNon

Nicolás Tagliafico, le Lyonnais le mieux placé pour aller au bout

S’il faut choisir le joueur de l’OL le plus crédible pour soulever la Coupe du monde 2026, le nom vient assez vite : Nicolás Tagliafico. Le latéral gauche lyonnais fait partie du groupe de l’Argentine, championne du monde en titre, toujours emmenée par Lionel Messi pour ce qui ressemble à une dernière grande danse mondiale. Reuters le mentionne bien parmi les défenseurs argentins sélectionnés pour la compétition.

L’Argentine a souffert en seizième de finale face au Cap-Vert, mais elle est passée. Un succès 3-2 après prolongation, dans un match beaucoup plus tendu que prévu, avec une équipe capverdienne héroïque et une Albiceleste obligée de s’accrocher jusqu’au bout. La qualification argentine ouvre désormais un huitième de finale contre l’Égypte.

Pour Tagliafico, l’enjeu est double. Sportivement, il peut viser un deuxième titre mondial consécutif avec l’Argentine. Symboliquement, il porte aussi un peu de Lyon dans une sélection qui reste l’une des grandes favorites du tournoi. Même s’il n’est pas forcément le visage le plus médiatique de cette équipe, son expérience, sa dureté défensive et sa capacité à tenir les grands rendez-vous peuvent compter dans les matches à élimination directe.

Matt Turner, le cas le plus étrange côté OL

L’autre Lyonnais encore en course est Matt Turner. Son cas est un petit ovni, parfaitement compatible avec les feuilletons modernes de l’OL. Le gardien américain appartient bien à l’Olympique Lyonnais, mais il a été prêté en MLS à New England Revolution. Reuters le liste dans le groupe des États-Unis, tandis qu’Olympique-et-Lyonnais rappelle qu’il est gardien remplaçant avec Team USA, qualifiée pour les huitièmes après sa victoire contre la Bosnie-Herzégovine.

Turner n’est donc pas le joueur lyonnais le plus visible de ce Mondial. Il n’a pas le rôle d’un Tagliafico dans une grande nation installée, ni celui d’un cadre de vestiaire à l’OL. Mais il est encore là, dans une sélection américaine qui joue à domicile et qui peut croire à un parcours historique.

Les États-Unis doivent désormais défier la Belgique pour une place en quarts de finale. C’est un match à très forte intensité médiatique : pays hôte contre sélection européenne ambitieuse, public en fusion, pression énorme. Turner pourrait rester sur le banc, mais dans une Coupe du monde, un gardien remplaçant n’est jamais très loin de l’histoire. Une blessure, une suspension, une séance de tirs au but qui se prépare… et tout peut basculer.

Moussa Niakhaté, le rêve sénégalais brisé au bout du suspense

Pour Moussa Niakhaté, l’aventure est terminée. Le défenseur de l’OL a vécu l’une des sorties les plus cruelles du tournoi avec le Sénégal. Les Lions de la Teranga ont mené 2-0 face à la Belgique, avant de craquer en fin de match puis en prolongation, avec une élimination 3-2 qui a laissé énormément de regrets. Olympique-et-Lyonnais souligne notamment que Niakhaté avait servi Ismaïla Sarr sur le deuxième but sénégalais, avant le retournement belge.

Cette élimination prive aussi les supporters lyonnais d’un possible duel entre deux joueurs appartenant à l’OL : Niakhaté côté Sénégal et Turner côté États-Unis. Sur le papier, l’affiche avait de quoi amuser les suiveurs du club. Sur le terrain, la Belgique a tout cassé.

Ernest Nuamah, sortie frustrante avec le Ghana

Autre Lyonnais éliminé : Ernest Nuamah. L’attaquant ghanéen figurait bien dans la liste des Black Stars pour ce Mondial 2026. Son Ghana a quitté la compétition en seizième de finale après une défaite 1-0 contre la Colombie, sur un but de Jhon Arias. Reuters rapporte que le sélectionneur Carlos Queiroz a expliqué cette élimination par un manque de maturité et d’expérience dans les moments clés.

Pour Nuamah, ce Mondial devait aussi être une scène de relance. Après une saison compliquée par les blessures et le manque de continuité, il avait une occasion en or de rappeler son explosivité au monde entier. L’aventure s’arrête trop tôt, mais son nom reste à surveiller à la reprise avec l’OL.

Duje Ćaleta-Car et Pavel Šulc, deux parcours déjà terminés

Le Croate Duje Ćaleta-Car, toujours lié à l’OL malgré son prêt à la Real Sociedad, a lui aussi quitté la compétition. La Croatie s’est inclinée 2-1 face au Portugal en seizième de finale. Lyon Foot rappelait que cette élimination mettait fin au parcours mondial du défenseur sous contrat avec l’OL.

Pour Pavel Šulc, l’aventure a été encore plus courte. Le milieu offensif tchèque, arrivé dans le paysage lyonnais avec une vraie curiosité autour de son profil, a été éliminé dès la phase de groupes avec la Tchéquie. Reuters l’avait listé parmi les milieux tchèques sélectionnés, mais son Mondial n’a pas dépassé le premier tour.

Et Endrick dans tout ça ?

Impossible de parler d’OL et de Coupe du monde 2026 sans citer Endrick, même s’il faut être précis : il n’est plus vraiment un joueur de l’OL. Le Brésilien était prêté à Lyon par le Real Madrid sur la deuxième partie de saison, et son retour en Espagne a été acté avant le Mondial. Lyon Foot expliquait dès mai que son aventure lyonnaise touchait à sa fin, tandis que Reuters le mentionne dans la liste du Brésil comme joueur de Lyon au moment de la publication des effectifs.

Pour les supporters lyonnais, il reste donc un “ancien très récent”. Un joueur qui a marqué son passage express à Lyon, qui a profité de cette parenthèse pour retrouver du rythme, puis qui peut désormais rêver d’un titre mondial avec le Brésil. Ce n’est pas un Lyonnais au sens contractuel strict, mais c’est clairement un nom à garder dans l’histoire récente du club.

Les anciens de l’OL aussi dans la course

Le Mondial 2026 a aussi un fort parfum lyonnais chez les anciens. Côté équipe de France, plusieurs joueurs passés par l’OL ou son centre de formation sont présents : Rayan Cherki, Malo Gusto, Bradley Barcola et Jean-Philippe Mateta. Lyon Foot cite également d’autres anciens comme Thiago Almada, Lucas Paquetá, Bruno Guimarães, Memphis Depay, Houssem Aouar ou Amine Gouiri parmi les noms à suivre dans ce tournoi.

C’est peut-être là que se cache le vrai fil rouge lyonnais de cette Coupe du monde : l’OL n’a pas seulement des joueurs engagés, il a aussi formé, révélé ou relancé une partie du casting mondial. De Cherki à Barcola, de Paquetá à Guimarães, le club lyonnais continue d’exister dans les grands tournois, même quand certains talents portent désormais d’autres maillots.

Qui peut vraiment aller au bout ?

Si l’on parle uniquement des joueurs encore liés à l’OL, Nicolás Tagliafico est le candidat numéro un. L’Argentine reste armée pour aller loin, même si son match contre le Cap-Vert a rappelé que le statut de champion du monde ne protège de rien.

Matt Turner est l’autre survivant lyonnais, mais son rôle est plus secondaire. Les États-Unis sont encore en vie, portés par leur public et par l’énergie d’un Mondial à domicile. Pour lui, l’histoire serait différente : moins celle d’un cadre qui mène son pays au titre que celle d’un joueur sous contrat avec l’OL embarqué dans une aventure collective américaine.

Pour les autres, le rêve est terminé. Niakhaté, Nuamah, Ćaleta-Car et Šulc regarderont la suite autrement, avec frustration, fatigue et peut-être déjà la tête tournée vers la reprise.

À Lyon, il reste donc deux raisons très concrètes de suivre la Coupe du monde avec un œil de supporter gone : l’Argentine de Tagliafico et les États-Unis de Turner. Et, en toile de fond, cette petite question qui peut faire sourire : et si un joueur lié à l’OL terminait l’été avec une étoile mondiale de plus ?

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A propos de l'auteur

Passionné d'histoire, la ville de Lyon me fascine à la fois pour son patrimoine exceptionnel mais aussi par son atmosphère si unique qui règne dans ses différents quartiers.

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