Une exposition collective à découvrir dans le 1er arrondissement
Jusqu’au 8 mars 2026, la Galerie Françoise Besson accueille Le soleil au bout du pinceau, une exposition collective réunissant une dizaine d’artistes autour d’un thème aussi simple que vertigineux : le zénith. Pensée sous la houlette du peintre Clément Montolio, cette proposition invite à lever les yeux, au sens propre comme au figuré.
Le zénith comme idée, mouvement et énergie
Plus qu’un motif, le zénith devient ici une direction artistique. Clément Montolio le décrit comme ce qui nous dépasse, à l’image du soleil au firmament que seule une fleur comme le crocus zénith peut regarder en face. Une métaphore qui traverse toute l’exposition, où la verticalité est pensée comme une force, un échange vital entre matière et esprit.
Peintures abstraites, paysages, natures mortes ou formes plus symboliques cohabitent sans jamais se heurter. Le thème, volontairement large, permet aux artistes de déployer des esthétiques très différentes tout en dialoguant subtilement.
Clément Montolio, entre fleurs et mystère
Les œuvres présentées par Clément Montolio constituent l’un des temps forts du parcours. L’artiste expose une série de petites peintures réalisées alors qu’il travaillait sur le motif floral pour un éditeur de foulards. Ici, les fleurs prennent une dimension plus énigmatique. Certaines apparaissent d’abord figuratives, avant d’être partiellement effacées, leurs pétales se confondant peu à peu avec le ciel.
Cadrées de très près, ces fleurs dégagent une étrangeté troublante. Elles côtoient des fontaines fantomatiques, une tente romaine abandonnée sur fond de feux de bois, ou encore une crucifixion saisissante où le corps du Christ devient littéralement un corps de peinture.
Gestes de lumière et artistes à suivre
Au fil des salles, l’exposition révèle de nombreuses découvertes. Le travail de Xiaojun Song, artiste d’origine chinoise installé à Lyon, impressionne par sa minutie. Ses lignes sinueuses, patientes et répétitives, évoquent des gestes méditatifs, presque hypnotiques, qui s’enroulent et se dénouent lentement sous les yeux du visiteur.
Autre belle surprise, les œuvres de Laure Cambie. Ses gestes picturaux, parfois proches de l’esthétisme pur, finissent par s’imposer par leur liberté. Sur des fonds monochromes, signes abstraits, mouvements de lumière et vibrations colorées semblent suivre leur propre trajectoire. Une démarche instinctive et sensible, nourrie par le passage d’une toile à l’autre.
Une exposition accessible et inspirante
Gratuite et ouverte à tous, Le soleil au bout du pinceau s’impose comme une belle occasion de découvrir des artistes contemporains aux univers variés, dans un lieu emblématique du paysage artistique lyonnais.
