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Un félin sauvage rôdait dans le Rhône depuis janvier : il vient d’être capturé

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Un « mini guépard » en liberté dans l’ouest lyonnais

L’histoire paraît surréaliste, pourtant elle est bien réelle. Un serval, félin sauvage originaire d’Afrique, a été capturé le 20 juillet 2025 après plus de six mois d’errance dans le Rhône. L’animal avait été repéré pour la première fois en janvier à Brindas, dans l’ouest lyonnais, semant l’étonnement chez les riverains et l’inquiétude chez les autorités. Pendant des mois, il a survécu seul, chassant petits rongeurs et oiseaux, résistant même à l’hiver rigoureux.

Une traque mobilisant pompiers et gendarmes

Signalé à plusieurs reprises par des habitants interloqués, le serval était activement recherché par l’Office français de la biodiversité (OFB) et la gendarmerie. C’est finalement un piège, appâté puis sécurisé par les sapeurs-pompiers, qui a permis de capturer l’animal sain et sauf près de Brindas, sans incident.

Un animal exotique… et illégal

Transféré au refuge Tonga Terre d’Accueil, situé au sein du zoo de Saint-Martin-la-Plaine, le serval a été anesthésié pour un bilan vétérinaire. Verdict : le mâle adulte se porte étonnamment bien malgré ses longs mois en liberté.

Mais cette affaire soulève une problématique bien plus vaste : le trafic illégal d’animaux exotiques. En France, la détention d’un serval est strictement interdite, au même titre que celle d’un tigre ou d’un lion. L’infraction est passible de trois ans de prison et 150 000 € d’amende. Selon l’association Tonga, ce spécimen pourrait avoir été confondu — ou volontairement vendu — comme un savannah, une race autorisée issue d’un croisement entre un chat domestique et un serval.

Une menace pour la biodiversité locale

Sous ses airs de grand chat tacheté, le serval est un super-prédateur. Il présente des capacités de chasse très supérieures à celles d’un chat domestique, peut transmettre des maladies à la faune locale, et représente un risque pour les écosystèmes. Sa simple présence dans le Rhône illustre les dangers d’un trafic animalier en forte croissance, alimenté notamment par des vidéos virales de félins « domestiqués » sur les réseaux sociaux.

Une enquête en cours

Une enquête a été ouverte pour identifier les responsables de cette détention illégale. D’autres cas similaires ont récemment été recensés : selon Tonga, une dizaine de servals ont été pris en charge ces derniers mois, dont certains remis volontairement par leurs propriétaires.

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A propos de l'auteur

Passionné d'histoire, la ville de Lyon me fascine à la fois pour son patrimoine exceptionnel mais aussi par son atmosphère si unique qui règne dans ses différents quartiers.

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