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Le revers de Bolloré qui fait les affaires de Vulog

Les services d’autopartage automobile sont en plein essor dans les villes de France, et de nombreuses entreprises tentent de se positionner au plus vite sur ce marché. La concurrence est plutôt rude, et pour éviter de subir des échecs, il faut que le projet soit bien ficelé. 

Un cas palpable de cette réalité s’est produit tout récemment dans la ville de Lyon où l’on a assisté à une passe d’armes entre Bolloré et Vulog. L’un en sortit avec un échec cuisant, tandis que l’autre vit son projet couronner de succès. 

Le fiasco du projet Bluely de Bolloré

Il y a quelques années de cela, l’homme d’affaires Vincent Bolloré entreprit de lancer un service d’autopartage nommé Bluely à Lyon et dans d’autres villes de France. Si l’homme d’affaires n’est pas à son coup d’essai et jouit d’une grande expérience dans le monde des affaires, cette fois, il s’est heurté à un mur. En août 2020, malgré plus de 10 000 abonnés à ses services, le constat fut sans appel pour Bluely.

Ce dernier n’était plus du tout rentable, et l’aventure qui semblait bien partie dans la capitale des Gaules prit fin tout à coup. Une place était donc vacante dans cette ville, et une start-up ne manqua pas l’occasion de s’engouffrer dans la brèche laissée par Bolloré. Il s’agit de la start-up Vulog de Nice. 

Le lancement de Leo & Go par Vulog

Le monde des affaires est impitoyable, et pour faire du profit, il ne faut pas laisser de place à la tergiversation. Suite au forfait de Bluely, le vide laissé fut très vite comblé par une autre entreprise. Une nouvelle société d’autopartage automobile a vu le jour à Lyon sous le nom de Leo & Go. 

Ce projet qui a démarré le 1er septembre fut l’œuvre de la start-up niçoise Vulog. C’était une occasion à ne pas manquer suite à l’appel à manifestation d’intérêt de la municipalité de Lyon et de Villeurbanne en date du 12 juillet. Avec à sa disposition un arsenal de 300 véhicules comprenant des Toyota Yaris et des Peugeot e-208, Leo & Go prit rapidement ses marques sur son nouveau terrain d’activités. Ses services s’adressent à tous, qu’il soit question des entreprises, des administrations ou du grand public. Avec une facturation qui est de l’ordre de 0,03 centime par minutes, Leo & Go se veut accessible à toutes les bourses. Bien que les services d’autopartage de Leo & Go ne couvrent que Villeurbanne et Lyon, il ne tardera pas à s’étendre aux autres communes de l’agglomération.

A propos de l'auteur

Passionné d'histoire, la ville de Lyon me fascine à la fois pour son patrimoine exceptionnel mais aussi par son atmosphère si unique qui règne dans ses différents quartiers.

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